38ᵉ édition
17-25 janvier 2026

L'Énigme de Kaspar Hauser

Jeder für sich und Gott gegen alle

Werner Herzog

Prochaines séances

Lun. 19/01
14h45
Pathé Angers - 8
Image L'Énigme de Kaspar Hauser
© Potemkine Films
Allemagne de l'Ouest
1974 Fiction 1h50
VOST
Un homme, dix-sept ou dix-huit ans, est retrouvé hagard, immobile et sale sur la place de Nuremberg le 26 mai 1828. Il sait à peine marcher, ne connaît qu’une poignée de mots, ne sait pas d’où il vient ni qui il est. Les habitants de Nuremberg, intrigués, finissent par reconstituer son histoire : Kaspar Hauser (c’est son nom) a jusqu’ici vécu enchaîné dans une cave sans fenêtre...
Interprétation : Bruno S., Walter Ladengast, Brigitte Mira, Willy Semmelrogge, Michael Kroecher

Scénario : Werner Herzog
Image : Werner Herzog, Jörg Schmidt-Reitwein
Montage : Beate Mainka-Jellinghaus
Production : Werner Herzog Filmproduktion, ZDF
Distribution : Potemkine Films
« La première étude parue sur Kaspar Hauser (qui sera préfacée par Françoise Dolto en 1985) est publiée par Anselm Ritter von Feuerbach, un érudit qui se penche sur ce cas qui va bientôt devenir l’un des mystères les plus commentés du XIXe siècle. Kaspar Hauser devient rapidement le sujet d’innombrables livres, études et documents : les archives d’Ansbach possèdent pas moins de mille volumes qui lui sont consacrés, Peter Handke tire de son histoire une pièce de théâtre en 1967 (qui sera mise en scène par Peter Brook en France), Jakob Wasserman un roman (Die Trägheit des Herzens), Verlaine un poème (Sagesse en 1880)… Les hypothèses abondent : Kaspar Hauser serait le fils naturel du Prince de Bale (récemment, une étude ADN fut d’ailleurs menée pour vérifier cette théorie), un imposteur, un enfant volé, le sujet d’une expérience scientifique et même un homme tombé de l’espace. Comme pour Aguirre, Herzog ne se plonge pas dans cette montagne de documents pour mener sa propre enquête et il n’entend en aucun cas proposer une réponse à l’énigme de cette vie. Il lit le rapport d’autopsie, l’étude de Feuerbach mais puise l’essentiel de son inspiration dans une courte autobiographie d’une dizaine de pages et dans un poème écrit par Kaspar et qu’il décrit comme étant « très triste parce qu’il essaie de maîtriser le langage ». Herzog ne prend de cette histoire que ce qui l’intéresse, ce qui résonne en lui, et l’énigme en elle-même ou le contexte historique ne l’intéresse pas. Quitte à modifier ou tronquer le cours des évènements. (…) » (Olivier Bitoun ; dvdclassik.com)