39ᵉ édition
23-31 janvier 2027

Terminator

The Terminator

James Cameron

Image Terminator
© Park Circus
Royaume-UniÉtats-Unis
1984 Fiction 1h47
VOST
En 2029, des ordinateurs dominent la planète et souhaitent exterminer l’humanité. Pour cela, ils doivent modifier le passé et confient une mission à un cyborg indestructible, le Terminator. Après un voyage dans le temps, ce dernier se retrouve à Los Angeles, en 1984. Il doit tuer Sarah Connor, la femme dont le futur enfant deviendra l’unique espoir de l’espèce humaine. Mais Kyle Reese a lui aussi été débarqué : il est chargé de combattre le robot et aider la jeune femme.
Interprétation : Arnold Schwarzenegger, Michael Biehn, Linda Hamilton, Paul Winfield, Lance Henriksen
Scénario : James Cameron, Gale Anne Hurd
Image : Adam Greenberg
Montage : Mark Goldblatt
Musique : Brad Fiedel
Production : Hemdale, Pacific Western Productions, Euro Film Funding, Cinema '8
Distribution : Park Circus
« Dans la grande famille des monstres au cinéma, il y a la créature de Frankenstein, agglomérat de chairs mortes ; il y a le robot Gort, invincible et destructeur, venu raisonner les hommes dans Le Jour où la Terre s’arrêta ; il y a aussi le requin dévorant tout ce qui se trouve à portée de mâchoires dans Les Dents de la mer. Et parfois, le monstre peut se faire homme, lorsqu’il devient un prédateur irrationnel poursuivant sa proie avec sadisme, comme ce chauffard anonyme dans Duel. Parce qu’il rassemble tous ces mythes au sein du même personnage, le Terminator incarne le monstre absolu, le prototype ultime de la machine à tuer, indestructible, sans âme et sans pitié. Il possède à la fois l’acharnement du chasseur de primes, le sang-froid du serial killer, la violence du psychopathe. S’il hante avec une telle force l’imaginaire collectif, c’est qu’il renvoie l’homme à sa propre inhumanité, à ses angoisses d’un futur incertain et d’un monde instable qui s’autodétruit dans sa course forcenée vers le progrès. Il est non seulement un corps aux muscles hypertrophiés et à la stature de colosse, mais surtout un masque figé qui s’effrite au fur et à mesure que le cauchemar atteint son paroxysme. Il est ce monstre à visage humain, aux traits inexpressifs, rigides, implacables. Il est l’allégorie la plus dure d’un genre de films qui dans les années quatre-vingt exalte la virilité des acteurs. Il est l’essence même du cinéma, machine à fantasmes, machine à spectacle, machine qui pousse les personnages dans leurs retranchements en les braquant avec de multiples caméras. Squelette métallique irréductible, il est cette créature terrorisante qui se repaît des cauchemars des héros qu’il poursuit. Le Terminator est une pure construction cinématographique, transgressant les genres et les modèles préconçus. » (François Giraud ; dvdclassik.com)