39ᵉ édition
23-31 janvier 2027

Pusher II - Du sang sur les mains

Pusher II

Nicolas Winding Refn

Image Pusher II - Du sang sur les mains
© Jokers Films
DanemarkRoyaume-Uni
2004 Fiction 1h40
Interdit -12 ans avec avertissement
VOST
À Copenhague, Tonny sort de prison. Il a suivi une cure de désintoxication et peut désormais se présenter chez Smeden, son père, pour obtenir du travail. Celui-ci possède un garage qu’il dirige d’une main de fer. En fait, Smeden traîne aussi dans le milieu où il est connu pour revendre des voitures volées. Tonny, qui veut prouver sa valeur, dérobe une voiture de sport. Mais Smeden, en colère, lui fait la morale. Humilié, Tonny enrage.
Interprétation : Mads Mikkelsen, Leif Sylvester, Anne Sørensen, Anne Sørensen, Øyvind Hagen-Traberg, Kurt Nielsen
Scénario : Nicolas Winding Refn
Image : Morten Søborg
Montage : Janus Billeskov Jansen, Anne Østerud
Musique : Peter Peter
Production : Billy's People, Nordisk Film
Distribution : The Jokers
« L’expérience de Pusher avait été amère pour Nicolas Winding Refn, qui avait ensuite signé Bleeder et Inside Job qui furent, surtout le second, des échecs commerciaux. L’idée de réaliser une suite à Pusher a été fondée sur deux motivations. D’une part, le cinéaste souhaitait repartir à zéro, reprenant le matériau de son premier long métrage, souhaitant avoir un total contrôle en créant sa société de production. Il précise ainsi : "Le film (Pusher) s’est très mal vendu et j’ai réussi à me persuader que je serais capable de mieux faire. Au pire, si ça ne marchait pas, je ne pourrais m’en prendre qu’à moi-même. Ce serait une très bonne leçon. De plus, j’avais l’intuition que si on veut faire des films, il y a deux choses à bien apprendre : à écrire et à bien distribuer le film. Et je ne suis pas expert dans les deux domaines, il fallait que je comprenne les règles de ce monde." (Dossier de presse fourni par The Jokers, 2025). D’autre part, la dette de production liée à Inside Job l’a incité à rebondir. Pusher II - Du sang sur les mains reprend donc le décor et les méthodes de tournage de Pusher mais on sent chez le cinéaste la volonté d’imprimer davantage sa marque, avec notamment une vision désenchantée de l’existence, une violence qui traduit le désarroi des protagonistes ; se détachant de l’amateurisme supposé de son ex-coscénariste. Mads Mikkelsen tient dans ce volet le rôle principal, avec le personnage de Tonny, qui passait un sale quart d’heure dans Pusher. » (Gérard Crespo ; avoir-alire.com)