39ᵉ édition
23-31 janvier 2027
Image Pusher
© Jokers Films
Danemark
1996 Fiction 1h50
Interdit -16 ans
VOST
À Copenhague, Frank vend de l'héroïne et fréquente le milieu de la petite criminalité. Sa dette envers le trafiquant serbe Milo l'incite à tenter un gros coup. Mais la police fait irruption pendant la transaction, et au cours de la poursuite qui s'ensuit, Frank perd à la fois la marchandise et l'argent. De rage, Frank expédie à l'hôpital son acolyte Tonny. Mais Milo commence à s'impatienter et se fait menaçant.
Interprétation : Kim Bodnia, Zlatko Buric, Laura Drasbæk, Slavko Labovic, Mads Mikkelsen
Scénario : Jens Dahl, Nicolas Winding Refn
Image : Morten Søborg
Montage : Anne Østerud
Musique : Povl Kristian, Peter Peter
Production : Balboa Entertainment
Distribution : The Jokers
« Pusher est le premier long métrage de Nicolas Winding Refn, qui s’était jusqu’alors fait les dents avec des courts dont un, au titre éponyme, avait fourni la trame du futur film. Coécrit avec un pote, Jens Dahl, Pusher sortit en 1996 au Danemark et, confidentiellement, dans quelques autres pays, avec un accueil critique glacial. En France, le film ne fut distribué que dix ans plus tard, en même temps que ses deux suites. Entre-temps, le réalisateur avait signé Bleeder (1999, sortie française en 2016) et Inside Job (2003, sortie française en 2004). C’est peu dire que Pusher n’emballa pas la presse française lors de sa découverte, et Michael Ghennam pouvait écrire dans L’Annuel du cinéma 2007 : "Dans sa démarche, Refn emprunte aussi bien à Lars von Trier et à son Dogme, qu’à Martin Scorsese pour l’univers qu’il dépeint. Les comparaisons sont lourdes et risquées, et Refn ne s’en sort pas indemne" (éditions Les Fiches du cinéma). Pourtant, le film sera progressivement l’objet d’un culte, indissociable de l’ensemble de la trilogie. Certes, le scénario tient en quelques feuillets. Frank, un petit dealer de Copenhague, se fournit en héroïne auprès de Milo, un caïd serbe influent. Cachant son stock chez sa petite amie stripteaseuse, il a du mal à éponger ses dettes. En compagnie de son complice Tonny, il tente de trouver de l’argent... Mais l’essentiel n’est pas dans ce synopsis peu révélateur de la puissance du métrage. » (Gérard Crespo ; avoir-lire.com)