Les Habitants
De Noorderlingen
Alex Van Warmerdam

Pays-bas, 1960, au milieu de nulle part, se trouve la rue unique d'un lotissement inachevé. Un lieu étrange, coupé du monde extérieur, peuplé de drôles d'habitants : facteur indiscret, garde-chasse myope et stérile, boucher à l'appétit sexuel débordant, enfant fasciné par la guerre civile au Congo, femme d'une intense foi religieuse. Un lieu où la promiscuité et l'absence de distractions ont fait naître entre ces drôles de personnages un climat des plus trouble.
Interprétation : Jack Wouterse, Annet Malherbe, Rudolf Lucieer, Loes Wouterson, Leonard Lucieer, Alex Van Warmerdam, Veerle Dobbelaere
Scénario : Alex Van Warmerdam
Image : Marc Felperlaan
Montage : René Wiegmans
Son : Georges Bossaers, Rob Dul, Bert Flantua
Costumes : Leonie Polak
Décors : Constance de Vos, Elmer Jacobs, John Wilcox
Musique : Vincent van Warmerdam
Scénario : Alex Van Warmerdam
Image : Marc Felperlaan
Montage : René Wiegmans
Son : Georges Bossaers, Rob Dul, Bert Flantua
Costumes : Leonie Polak
Décors : Constance de Vos, Elmer Jacobs, John Wilcox
Musique : Vincent van Warmerdam
Production : First Floor Features, Pierson, Heldring & Pierson N.V.
Distribution: E. D. Distribution
Distribution: E. D. Distribution
Les Habitants est inspiré en partie des souvenirs d'enfance du cinéaste qui vivait dans la première rue d'un quartier neuf et qui avait quelque chose de l'univers pictural de Piet Mondrian. Afin d'en restituer le caractère graphique, Le cinéaste a préparé le film durant neuf mois et dessiné le story-board avec son fidèle directeur de la photographie, Marc Felperlaan. Ce lieu, le cinéaste la teinté d'étrangeté, en le coupant du monde extérieur. " Quand j'habitais à Ljmuiden, j'ai vu pour la première fois un noir dans la rue, cela a été une sensation énorme. Cette première impression, je voulais l'utiliser."(Alex van Warmerdam). Usant d'une dimension surréaliste, conjuguant l'absurde et l'humour décalé, Alex van Warmerdam dit de son film qu'il n'est que " la partie émergée de l'iceberg ", le croisement " d'un millier de ramifications ". Le réalisateur définira aussi Les Habitants comme un " film primitif, un film sur l'espèce humaine ".