39ᵉ édition
23-31 janvier 2027

L'Enfance d'Ivan

Ivanovo Dietsvo

Andreï Tarkovski

Image L'Enfance d'Ivan
URSS
1962 Fiction 1h35
Ivan, âgé de douze ans, dont la mère a été tuée par l'armée allemande sous ses yeux, oeuvrer pour l'armée soviétique et devient un précieux agent de renseignement. Frêle et svelte, cet enfant ne vit que pour la vengeance. Lorsque l'occasion se présente, il refuse d'intégrer une formation militaire qui l'éloignerait des premières lignes et des atrocités de la guerre.
Interprétation : Nikolaï Bourliaev, Valentin Zoubkov, Evgeni Zharikov, Stepan Krylov, Nikolaï Grinko, Valentina Malgavina, Irma Tarkovskaïa
Scénario : Vladimir Bogomolov, Mikhail Papava, d'après le roman éponyme de Vladimir Bogomolov
Image : Vadim Yusov
Son : Inna Zelzntsova
Musique : Viatcheslav Ovtchinnikov
Montage : Lyudmila Feiginova
Distribution: Arkeïon Films
Premier film du réalisateur du Sacrifice (1986), de Solaris (1972) ou d'Andreï Roublev (1969), L'enfance d'Ivan impose une vision " quasi " déshistoricisée " où la guerre est dénoncée essentiellement comme destructrice de vies, de promesses d'avenir ; elle n'est plus que condition monstrueuse. Taxée en son temps de " formalisme socialiste " par une critique idéologique aveugle, Jean-Paul Sartre défendit l'œuvre avec conviction : " Les officiers finissent par considérer l'enfant avec un mélange de tendresse, de stupeur et de douloureuse méfiance : ils voient en lui ce monstre parfait, si beau et presque odieux, que l'ennemi a radicalisé, qui ne s'affirme que dans des impulsions meurtrières (par exemple le couteau), et qui ne peut trancher les liens de la guerre et de la mort ; qui a maintenant besoin de cet univers sinistre pour vivre ; qui est libéré de la peur au milieu d'une bataille et qui, à l'arrière, serait emporté par l'angoisse. La petite victime sait ce qu'il lui faut : la guerre - qui l'a créé - le sang. La vengeance. "