Le Village des damnés
Village of the Damned
Wolf Rilla

Midwich, une bourgade anglaise, à la tombée de la nuit. Brutalement, le temps s'arrête et plonge la ville dans un sommeil quasi surnaturel trois heures durant. Les habitants gisent évanouis dans les rues et quiconque s'approche des lieux perd immédiatement connaissance. Neuf mois plus tard, des enfants naissent, tous blonds. Ils vont se révéler doués d'une intelligence peu commune et dotés de pouvoirs télépathiques...
Interprétation : George Sanders, Barbara Shelley, Martin Stephens, Michael Gwyyn
Scénario : Stirling Silliphant, Wolf Rilla, Ronald Kinnoch (d'après le roman The Midwich Cuckoos de John Wyndham)
Image : Geoffrey Faithfull
Montage : Gordon Hales
Musique : Ron Goodwin
Scénario : Stirling Silliphant, Wolf Rilla, Ronald Kinnoch (d'après le roman The Midwich Cuckoos de John Wyndham)
Image : Geoffrey Faithfull
Montage : Gordon Hales
Musique : Ron Goodwin
Production : MGM
Distribution: Warner
Distribution: Warner
Le Village des damnés étonne par son réalisme et son dépouillement loin des effets spéciaux propres au genre fantastique. Le sentiment d'insécurité et de paranoïa se manifeste d'emblée par la scène initiale d'évanouissement général qui ne trouve aucune explication scientifique. Le réalisateur étend ensuite l'intrigue sur plusieurs années où une série d'indices troublants fait monter progressivement l'angoisse. Mais ce sont surtout les masques d'enfant, figure a priori candide, dont se revêtent les extraterrestres et dont seuls les yeux révèlent l'étrangeté, qui provoquent le frisson. L'esprit de rébellion qui se dégage du film est révélatrice des craintes de la jeunesse des années 60 en prise avec le contexte de la guerre froide et le souvenir des colonialismes et des totalitarismes européens.