Le Samouraï
Jean-Pierre Melville

Jeff Costello est un tueur solitaire qui exécute ses contrats froidement et anonymement. Suite au meurtre d'un gérant de boîte de nuit, il est arrêté par la police parmi d'autres suspects. Le commissaire, sans preuve tangible, est contraint de le relâcher. Dehors, les commanditaires du meurtre attendent Costello pour l'éliminer...
Interprétation : Alain Delon, Nathalie Delon, François Périer, Cathy Rosier
Scénario : Jean-Pierre Melville
Image : Henri Decaë
Son : René Longuet
Montage : Monique Bonnot, Yolande Maurette
Décors : François de Lamotte
Musique : François de Roubaix
Scénario : Jean-Pierre Melville
Image : Henri Decaë
Son : René Longuet
Montage : Monique Bonnot, Yolande Maurette
Décors : François de Lamotte
Musique : François de Roubaix
Production : Filmel, CICC, Fida Cinematografica
Devenu un véritable objet de culte dans le monde entier, Le Samouraï surprend par sa mise en scène " sèche et nette comme un dessin à la plume " (J.de Baroncelli) et sa beauté plastique épurée. Le film permet enfin au réalisateur de collaborer avec Alain Delon, après lui avoir proposé plusieurs rôles dont celui de Gerbier dans L'Armée des Ombres. " En 1963, j'avais écrit à son intention un scénario original. Il a tenu à ce que je lui lise. Alain m'écoutait sans même bouger, quand brusquement il m'a arrêté : " Ca fait 7 minutes et demie que vous lisez votre scénario et il n'y a pas encore l'ombre d'un dialogue. Ca me suffit, je fais le film. " Poursuivant son exploration du thème de la solitude, Melville y fait une " description méticuleuse, médicale d'un comportement d'un tueur à gages schizophrène", Le Samouraï est aussi un hommage ironique à la culture japonaise. En témoigne la citation, faussement attribuée au Bushido, qui ouvre le film : " II n'y a pas de plus profonde solitude que celle du samouraï; si ce n'est celle du tigre dans la jungle, peut-être... "