Le Départ
Jerzy Skolimowski

© Malavida Production
Marc a dix-neuf ans. Il est garçon coiffeur. Mais il ne rêve que voitures, rallyes, courses. Il s’est inscrit, avec une Porsche, au rallye qui doit démarrer dans deux jours, en comptant emprunter la voiture de son patron. Il s’entraîne avec elle la nuit, ayant comme copilote un copain du salon. Au dernier moment, les deux garçons apprennent que le patron part en week-end avec la voiture. C’est la catastrophe. Marc doit trouver une autre voiture.
Interprétation : Jean-Pierre Léaud, Catherine-Isabelle Duport, Jacqueline Bir, Paul Roland, Léon Dony
Scénario : Jerzy Skolimowski, Andrzej Kostenko
Image : Willy Kurant
Montage : Bob Wade
Musique : Krzysztof Komeda
Scénario : Jerzy Skolimowski, Andrzej Kostenko
Image : Willy Kurant
Montage : Bob Wade
Musique : Krzysztof Komeda
Production : Elisabeth Films
Distribution : Malavida
Distribution : Malavida
« En 1967 doit sortir sur les écrans Haut les mains, le cinquième long métrage de Jerzy Skolimowski, Seulement, le film est jugé anti-communiste et se retrouve censuré par le gouvernement polonais. Suite à cette affaire, Skolimowski décidera de quitter la Pologne pour continuer à exercer son art librement, alors qu'il aurait pu choisir de mettre un peu d'eau dans son vin pour poursuivre sa carrière de cinéaste dans son pays, comme tant de ses camarades se sont résolus à le faire. Cette carrière internationale, qui le conduira à s'installer en Angleterre puis plus tard aux États-Unis, a cependant déjà débutée avec son film précédent, Le Départ, comme si Skolimowski anticipait, avant même la mise en production de Haut les mains, son futur exil. Skolimowski profite d'un contact en Belgique en la personne de Bronka Abramson, une émigrée d'origine polonaise, amatrice d'art et mécène à ses heures perdues, qui a fondé en 1966 la société de production Elisabeth Films. Elle rencontre Skolimowski au Festival du Film de Bergame où ce dernier présente La Barrière qui, au passage, obtient le Grand Prix. Abramson tombe sous le charme de son cinéma - et certainement aussi de la forte personnalité du jeune homme - et lui propose de produire son film suivant. Ça tombe bien car Skolimowski a déjà un nouveau projet en tête dont il lui narre les grandes lignes... coup de bluff énorme car il n'a en aucun cas réfléchi à un prochain opus ! Il appelle son ami Andzrej Kostenko - que Skolimowski a rencontré à l'école de Lodz et qui a signé la photo de La Barrière - pour rendre une copie acceptable, la bienfaitrice ayant acquis les droits du film sur la seule foi de l'enthousiasme du cinéaste. Mais rapidement, le duo doit se rendre à l'évidence : le sujet que Skolimowski a inventé au débotté ne mène à rien… Il leur faut donc trouver de toute urgence un nouveau sujet et l'idée de raconter une histoire tournant autour des rallyes automobiles n'est certainement pas sans rapport avec le fait que l'époux de la productrice se trouve être Jacques Ricquier, propriétaire d'une maison d'édition qui publie deux grands magasines belges consacrés à l'automobile. Skolimowski, qui adore les voitures de sport et la vitesse, n'a heureusement pas trop de peine à s'emparer de ce thème choisi pour amadouer le couple belge. Les deux scénaristes sont bientôt rejoints par le compositeur Krysztof « Komeda » Trzcinski, ami de longue date du cinéaste (c'est lui qui lui a fait rencontrer Wajda et qui l'a ainsi lancé dans le cinéma) qui va faire office d'interprète, Skolimowki ne parlant pas un mot de français et devant diriger une équipe technique et des acteurs venant de France et de Belgique. C'est Jean-Pierre Léaud qui prête ses traits à Marc, nouvel avatar de cette jeunesse impétueuse qui était déjà au cœur des premiers films du cinéaste. » (Olivier Bitoun ; dvdclassik.com)