Le Cercle rouge
Jean-Pierre Melville

Lors de son transfert de Marseille à Paris, l'ennemi public Vogel trompe la vigilance de son gardien, le commissaire Mattei. En s'échappant, il trouve refuge dans le coffre de la voiture de Corey qui sort juste de prison. Devenus complices, Vogel et Corey, font appel à Jansen, un ex-policier radié pour alcoolisme, pour réaliser le hold-up d'une bijouterie. Celui-ci se déroule parfaitement, mais ils doivent encore écouler les bijoux. Le commissaire Mattei, décidé à retrouver Vogel, se fait alors passer pour un acheteur éventuel des diamants...
Interprétation : Alain Delon, André Bourvil, Yves Montand, François Perier, Gian Maria Volonté
Scénario : Jean-Pierre Melville
Image : Henri Decaë
Son : Jacques Gallois
Montage : Jean-Pierre Melville
Décors : Théo Meurisse
Musique : Eric Demarsan
Scénario : Jean-Pierre Melville
Image : Henri Decaë
Son : Jacques Gallois
Montage : Jean-Pierre Melville
Décors : Théo Meurisse
Musique : Eric Demarsan
Production : Corona Films (Paris), Selenia (Rome)
Distribution: Tamasa Distribution
Distribution: Tamasa Distribution
Le Cercle rouge constitue le plus grand triomphe public de Jean-Pierre Melville doublé d'une unanimité critique. C'est aussi la dernière apparition de Bourvil à l'écran, qui est révélé dans un rôle tragique à contre-emploi. Porté par un quintet d'acteurs brillants, le film puise sa force dans la composition de personnages apparaissant " comme les pièces d'un échiquier jouant une partie truquée " (J Zimmer). C'est un western moderne emprunt d'un onirisme accentué par la photographie d'Henri Decaë, dans lequel tous les chemins mènent au " cercle rouge ", en l'occurrence le cercle de la mort. " Ce film est de loin le plus difficile que j'ai tourné, parce que j'ai écrit toutes les péripéties et que je ne me suis pas fait de cadeau en les écrivant. " (J-P Melville) Le réalisateur signe ainsi l'aboutissement d'un genre qu'il a désormais fait sien.