39ᵉ édition
23-31 janvier 2027

Haut les mains!

Rece do góry

Jerzy Skolimowski

Pologne
1981 Fiction 1h20
VOST
Cinq jeunes gens se retrouvent dix ans après la fin de leurs études de médecine à bord d'un train de marchandises. Ils y évoquent leur passé commun du temps où le stalinisme implacable régentait la Pologne. Ils avaient été chargés d'accoler des panneaux de papier pour édifier un immense portrait du « père des peuples » pour le défilé annuel du 1er mai, et à la surprise générale, le despote avait été affublé de deux paires d'yeux.
Interprétation : Jerzy Skolimowski, Alan Bates, Bruno Ganz, Volker Schlöndorff

Scénario : Andrzej Kostenko, Jerzy Skolimowski
Image : Andrzej Kostenko, Witold Sobocinski
Montage : Grazyna Jasinska-Wisniarowska, Zenon Piórecki, Krystyna Rutkowska, Jadwiga Ignatczenko
Musique : Krzysztof Penderecki, Józef Skrzek
Production : Przedsiebiorstwo Realizacji Filmów "Zespoly Filmowe", Syrena

Distribution : Malavida
« Tourné en 1967, après la parenthèse bruxelloise du Départ, Ręce do góry - Haut les mains ! est un film qui revient de loin. Il fut interdit en Pologne, ce qui amena le cinéaste à s’exiler à l’Ouest, pour n’être débloqué sans préavis qu’en 1980. Jugeant alors qu’il ne pouvait le sortir tel quel, Skolimowski lui adjoignit un prologue de vingt-cinq minutes qui replaçait cette résurrection inespérée dans son contexte : apocalypse (nucléaire ?), manifestations en faveur de Solidarność, images de Beyrouth en ruines où il participait au tournage du Faussaire de Schlöndorff (on voit longuement l’équipe au travail), vernissage d’une exposition de ses toiles dans une galerie londonienne. La coloration désenchantée de ce prologue, auquel le Kosmogonia de Krzysztof Penderecki donne des allures d’ode funèbre légèrement grandiloquente, déteint sur le film original, raccourci d’une vingtaine de minutes et rendu ainsi plus sombre et plus étouffant. Il est heureux qu’à cette nouvelle mouture, présentée à Cannes en 1981, on puisse désormais confronter, dans son intégralité (1h10), la version de 1967. » (Claude Rieffel ; avoir-alire.com)