39ᵉ édition
23-31 janvier 2027

Exit

Cutterhead

Rasmus Kloster Bro

Image Exit
© Damned Distribution
Danemark
2018 Fiction 1h24
VOST
Rie, une journaliste danoise, visite le chantier du métro de Copenhague pour réaliser un projet sur la coopération européenne. Mais sous terre, un accident se produit. Rie se retrouve bloquée dans un sas de décompression aux côtés de Bharan et Ivo, deux ouvriers. Le reportage se transforme en cas pratique, où chacun doit apprendre à coopérer pour espérer survivre.
Interprétation : Christine Sønderris, Kresimir Mikic, Samson Semere, Adrian Heil
Scénario : Rasmus Kloster Bro, Mikkel Bak Sørensen
Image : Martin Munch
Montage : Jakob Juul Toldam
Musique : Søs Gunver Ryberg
Production : Beo Starling, New Danish Scree
Distribution : Damned
« "Is it serious ?" L'incrédulité du personnage principal, Rie, trentenaire candide descendue dans les entrailles de sa ville, Copenhague, pour poser des questions orientées à des travailleurs immigrés qui ne comprennent pas un traître mot du discours édifiant qu'elle leur impose sur le grand projet européen de métropolitain qu'ils sont en train de forer glorieusement, est l'incrédulité de la privilégiée (ou du spectateur) qui estime que la catastrophe, ça n'arrive qu'aux autres. On pense un temps à une mauvaise farce, un bizutage ourdi par les ouvriers pour lui apprendre, à cette blonde journaliste aux gentils airs supérieurs face aux hommes casqués et voûtés des tréfonds. Il importe au contraire qu'Exit, survival claustrophobe confiné dans quelques mètres carrés qui sembleront se réduire à presque rien dans la queue étouffée du récit, nous fasse accroire que c'est "serious" en effet, pour de vrai, poison instillé à chaque plan, jusqu'à parvenir à suspendre toute incrédulité. On se situe entre le found footage, le faux document à l'esbroufe type le Projet Blair Witch, et la dramatisation au cordeau d'un huis-clos, satire acide, parabole noire, filant le thème de la fraternité humaine et de la traîtrise à la façon d'un film comme Le Trou de Jacques Becker, lointain aïeul carcéral d'Exit, ce premier film danois au bouche à oreille justifié. » (Camille Nevers ; libération.fr)