Deep End
Jerzy Skolimowski

© Bavaria Film
Mike vient de sortir du collège et trouve un emploi dans un établissement de bains londonien. Susan, son homologue féminin, arrondit ses fins de mois en proposant ses charmes à la clientèle masculine. Amoureux jaloux de la jeune femme, Mike devient encombrant.
Interprétation : Jane Asher, John Moulder-Brown, Karl Michael Vogler, Christopher Sandford,
Diana Dors
Scénario : Jerzy Skolimowski, Jerzy Gruza, Boleslaw Sulik
Image : Charly Steinberger
Son : Christian Schubert, Karsten Ullrich
Montage : Barrie Vince
Musique : Can, Cat Stevens
Diana Dors
Scénario : Jerzy Skolimowski, Jerzy Gruza, Boleslaw Sulik
Image : Charly Steinberger
Son : Christian Schubert, Karsten Ullrich
Montage : Barrie Vince
Musique : Can, Cat Stevens
Production : Maran Film, Kettledrum Films
Distribution : Carlotta
Distribution : Carlotta
« En règle générale, les films des grands cinéastes en exil possèdent une qualité d’étrangeté et d’observation qui les rend fascinants. Skolimowski, dans Deep End, ne quitte presque jamais les locaux d’une piscine (filmés à Munich, coproduction oblige !), mais un coin de rue, une entrée de boîte de nuit et un bout de campagne enneigée suffisent à restituer le Londres de l’époque, beaucoup moins glamour que celui d’Antonioni mais absolument authentique, avec ce mélange de mauvais goût, d’ambiances glauques et de candeur érotique. Considéré à juste titre comme l’un des meilleurs films jamais réalisés sur l’état d’adolescence (thème déjà traité dans les premiers films de Skolimowski et son premier long métrage hors de Pologne, Le Départ, tourné en Belgique avec Jean-Pierre Léaud), Deep End fut longtemps confiné à un culte confidentiel en raison de sa rareté, seulement visible dans de pauvres copies 16 mm ou 35 mm en mauvais état qui avaient survécu aux outrages du temps depuis le début des années 70, période sinistrée des nouveaux cinémas du monde entier, dont la redécouverte est toujours autant d’actualité. (...) Le film enfin restauré avec ses rutilantes couleurs pop venant balafrer la grisaille londonienne est un chef-d’œuvre de mélancolie et de cruauté, ancêtre pas si lointain des teen-movies sensibles signés Gus Van Sant dans son exploration empathique des émois définitifs de l’adolescence." (Olivier Père ; lesinrocks.com)