Affreux, sales et méchants
Brutti, sporchi e cattivi
Ettore Scola

Dans un bidonville à Rome, Giacinto règne en tyran sur sa famille nombreuse. Tous acceptent son autorité et sa mauvaise humeur car le patriarche possède un magot que chacun espère lui voler. Chaque jour, il lui faut trouver de nouvelles cachettes et défendre son bien fusil en main. Lorsqu'il décide d'installer une prostituée dans le baraquement, la révolte gronde...
Interprétation : Nino Manfredi, Francesco Anniballi, Maria Bosco, Maria Luisa Santella, Giselda Castrini, Alfredo D'Ippolito
Scénario : Ruggero Maccari, Ettore Scola
Image : Dario Di Palma
Montage : Raimondo Crociani
Décor : Luciano Ricceri, Franco Velchi
Musique : Armando Trovajoli
Scénario : Ruggero Maccari, Ettore Scola
Image : Dario Di Palma
Montage : Raimondo Crociani
Décor : Luciano Ricceri, Franco Velchi
Musique : Armando Trovajoli
Production : Compagnia Cinematografica Champion, Surf Film
Distribution: Carlotta
http://carlottavod.com/
Distribution: Carlotta
http://carlottavod.com/
Jusqu'en 1977, le quartier de Monte Ciocci, à Rome, fut véritablement un bidonville habité par des chômeurs ou des ouvriers travaillant sur le quartier voisin. C'est ici qu'Ettore Scola situe l'action de son film, juste au-dessus de la Basilique Saint-Pierre. Le film devait débuter par une préface, lue par Pasolini, qui décrivait la transformation du sous-prolétariat au contact de la société de consommation. Subversif et violent, immoral au possible, Affreux, sales et méchants se fout des bons sentiments ou de tout discours social. Malgré un prix de la mise en scène à Cannes, le film fut un échec et suscita une controverse notamment liée a la manière dont Scola dépeint la famille du film.