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HOMMAGES ET RETROSPECTIVES

Chantal Akerman


© Collections CINEMATEK - © Chantal Akerman Foundation
Portrait d'une jeune fille de la fin des années 60 à Bruxelles


Chantal Akerman
1994 - France - 1h03

Horaires : lundi 22 janvier - 14h30 - Pathé - 2 - présenté par Sébastien Farouelle - enseignant de cinéma samedi 27 janvier - 19h30 - Pathé - 1
Une lycéenne décide d'abandonner ses études et sa famille. Elle rencontre au cinéma un déserteur français de bonne famille. Pendant une journée, ils vont déambuler dans Bruxelles, entre désir et désespoir.
Le film, tourné pour la télévision, fait partie de la collection mythique d'Arte diffusée en 1994 : Tous les garçons et les filles de leur âge. Une série qui regroupe des cinéastes aussi divers que André Téchiné, Claire Denis, Patricia Mazuy, Olivier Assayas…

Pour Chantal Akerman, c'est le moyen de filmer à nouveau Bruxelles et l'adolescence. Se moquant des anachronismes, elle traque frontalement le désespoir adolescent sous l'arrogante logorrhée de son héroïne, la peur du désir sous la maladresse des gestes, la chair sous le verbe.

« Mon film n'est pas autobiographique mais les émotions qu'on y trouvera m'appartiennent... Cela parle d'une jeune fille de 15 ans projetée sur le marché de l'amour. De l'envie qu'elle a que tout explose autour d'elle. Ça a été un scénario écrit dans la joie ! (...) Je ne veux pas que la mise en scène se voie, je prends les choses par hasard : jamais fait ça, comme c'est gai ! Presque improvisé ! En fait, je rends hommage à ceux qui nous ont poussés à faire des films, Godard par exemple. J'avais déjà fait des films sur l'adolescence étant quasi adolescente moi-même. Voilà, j'aborde ce thème... adulte ! Mais sans nostalgie. La preuve : je ne tourne pas dans des décors années 1960. Pas de vieilles bagnoles, ça ne m'intéresse pas. C'est l'air du temps d'hier qu'on verra sur l'écran. Moi, quand j'avais l'âge de mon héroïne, je sentais très fort que tout nous était possible et que tout nous était permis. Alors qu'aujourd'hui, hélas... La devise était “Quand on veut, on peut”. Et on a pu ! » (Chantal Akerman)