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PROGRAMME

CONFÉRENCES

Illustrées de nombreux extraits de films
Hotel Lancreau | entrée libre sur inscription
 

Valse avec Bachir
 

jeudi 24 août | 14h30-17h

  Le documentaire animé
par Viviane Chaudon, programmatrice et productrice

L'alliance du cinéma du réel et de l'animation est une expérience des plus rafraîchissantes de cette dernière décennie. Le genre n'a pourtant pas attendu le succès de Valse avec Bachir d'Ari Folman en 2008 pour exister, les premiers films de documentaire animé ayant vu le jour dès 1918. Fruit d'une écriture et d'une composition visuelle singulières, le documentaire animé est impulsé par des motivations bien diverses : distanciation pour des introspections douloureuses, alternative pour protéger les personnes filmées, contournement de la censure ou solution pour représenter la trace manquante dans les films historiques… Il s'agit surtout d'une approche poétique et sensitive du réel qui révèle pleinement la subjectivité et la créativité de son auteur.

Parmi les films dont les extraits seront présentés : Valse avec Bachir d'Ari Folman (2008), Couleur de peau : miel de Laurent Boileau et Jung Henin (2012), Le C.O.D. et le Coquelicot de Jeanne Paturle et Cécile Rousset (2013), L'Image manquante de Rithy Panh (2013), La Montagne magique d'Amca Damian (2015), Les Aventuriers de l'art moderne, série d'Amélie Harrault, Pauline Gaillard et Valérie Loiseleux (2015)



Manhatta
 

Vendredi 25 août | 14h30-17h

  Architecture et cinéma d'avant-garde
L'invention de la photographie et du cinéma : une « nouvelle vision » pour l'architecte ?

par Jean-Yves de Lépinay, enseignant, documentaliste et programmateur

Dans l'histoire des représentations architecturales, l'arrivée de la photographie et du cinéma peut être vue comme un bouleversement aussi important que l'invention de la perspective. Aux États-Unis, en France, en Russie, en Italie, en Allemagne, des plasticiens, des musiciens, des architectes… cherchent à inventer un « art total » qui pourrait bien être le cinéma. Un art qui pourrait parfois se reconnaître aussi dans la définition que Le Corbusier donne de l'architecture, « le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ».

Parmi les films dont les extraits seront présentés : Manhatta de Paul Strand (1921), Jeux des reflets et de la vitesse de Henri Chomette (1925), Berlin, symphonie d'une grande ville de Walter Ruttmann (1927), L'Homme à la caméra de Dziga Vertov (1929), Architectures d'aujourd'hui de Pierre Chenal (1930)




Deux ou trois choses que je sais d'elle
 

SAMEDI 26 août | 14h30-17H

  La banlieue : des luttes d'images
par Jean-Yves de Lépinay, enseignant, documentaliste et programmateur

Les imaginaires de la banlieue, en particulier depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ont fait l'objet d'évolutions accompagnées mais aussi parfois produites, plus ou moins délibérément, par le cinéma et l'audiovisuel. Des films de propagande commandités par le Ministère de la Reconstruction dans l'immédiate après-guerre aux reportages « bidonnés » par certaines chaines de télévision contemporaines, en passant par le « film de banlieue », c'est toute une histoire de l'urbanisme, de l'architecture et du logement qui défile sur nos écrans.

Parmi les films dont les extraits seront présentés : Aubervilliers d'Eli Lotar (1945), Mon oncle de Jacques Tati (1958), Deux ou trois choses que je sais d'elle de Jean-Luc Godard (1966), La Haine de Mathieu Kassovitz (1995), L'Esquive d'Abdellatif Kechiche (2004), La Villeneuve, le rêve brisé d'Amandine Chambelland (magazine Envoyé spécial, France 2, 2013)




Tel père, tel fils
 

lundi 28 août | 14h30-17H

  Famille et Cinéma
par Louis Mathieu, enseignant de cinéma et président de Cinéma Parlant à Angers

L'art du cinéma peut parfois être celui du portrait ; il nous montre un groupe d'individus, inséré dans un milieu social, avec des choix de vie et de valeurs. Little Miss Sunshine, Préjudice, Boyhood, ne manquent pas de nous interroger sur nos propres représentations, parce que nous-mêmes sommes aussi engagés dans une vie familiale, et que nous ne pouvons nous contenter d'une position d'observateur. Mais le cinéma est, en outre, un art du récit qui excelle à représenter l'évolution d'un groupe, comment il se constitue, s'épanouit et peut se désassembler. Familles ordinaires ou hors normes, de The Snapper, Affreux sales et méchants, à Tel père, tel fils, leurs histoires nous réservent des surprises, et malgré les garde-fous de nos existences et les lois de la société, elles peuvent aussi nous renvoyer à l'instabilité et à la fragilité des constructions humaines.

Parmi les films dont les extraits seront présentés : Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola (1976), The Snapper de Stephen Frears (1993), Little Miss Sunshine de Jonathan Dayton et Valerie Faris (2006), Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-eda (2013), Boyhood de Richard Linklater (2014), Préjudice d'Antoine Cuypers (2015)