Yoyo
Pierre Etaix
Dans sa gentilhommière de luxe où il vit seul au milieu d'une multitude de domestiques, un jeune homme s'ennuie. Aucun jouet, aucun spectacle n'arrivent à le distraire. Il pense, en soupirant, à une jeune écuyère dont il cache la photographie dans un tiroir de son bureau. Vient à passer un cirque...
Interprétation : Pierre Etaix, Philippe Dionnet, Claudine Auger, Luce Klein, Philippe Castelli
Scénario : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière
Image : Jean Boffety
Son : Jean Bertrand
Musique : Jean Paillaud
Montage : Henri Lanoe
Décors : Raymond Gabutti et Raymond Tournon
Scénario : Pierre Etaix, Jean-Claude Carrière
Image : Jean Boffety
Son : Jean Bertrand
Musique : Jean Paillaud
Montage : Henri Lanoe
Décors : Raymond Gabutti et Raymond Tournon
Production : CAPAC
Finesse, poésie, grâce, légèreté sont les adjectifs les plus souvent cités pour qualifier l'œuvre révélatrice d'Etaix auprès du grand public. Mais il y a dans Yoyo une vigueur créatrice qui va bien au delà de la joliesse. "A travers trop de films burlesques, le mot gag a pris un sens violent, heurté ; disons que chaque plan de Yoyo contient une trouvaille et que chacun nous permet de rêver un peu mieux sur ce monde enchanté. Pierre Etaix effleure, suggère et n'appuie jamais " (C.M Tremois). " J'ai avant tout eu envie de faire un film dans lequel je mettrais tout ce que j'avais aimé dans la vie. J'ai également chercher à retrouver le climat du cinéma muet et j'ai voulu donner un coup de chapeau à Keaton, Chaplin et Linder " (P. Etaix).Acteur et cinéaste né à Roanne en 1928, passionné d'arts graphiques, de musique et de cirque, il vit d'abord de l'illustration de livres avant de devenir clown et de se produire à la télévision et au cabaret. Ses talents de graphiste et de gagman son révélés par Tati dans Mon Oncle, mais c'est sa rencontre avec Jean-Claude Carrière qui le fait véritablement entrer dans le cinéma, par l'écriture d'essais cinématographiques puis de cinq scénarios de long métrage. Avec Yoyo en 1965, il s'affirme dans un genre purement burlesque qui évoluera vers la satire sociale dès la fin des années 60 (Pays de cocagne). Depuis les années 70, il se consacre au cirque, par la création notamment de l'École Nationale du Cirque avec Annie Fratellini.