Persepolis
Vincent Paronnaud, Marjane Satrapi

© StudioCanal
Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des « gardiens de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Interprétation : Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux, Simon Abkarian
Scénario : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Son : Sylvie Gourgner
Montage : François Nabos, Stéphane Roche
Musique : Olivier Bernet
Scénario : Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Son : Sylvie Gourgner
Montage : François Nabos, Stéphane Roche
Musique : Olivier Bernet
Production : 2.4.7. Films
Distribution : StudioCanal
Distribution : StudioCanal
« Présenté à Cannes en sélection officielle 2007, Persepolis est reparti avec un très mérité Prix du jury. On aurait même pu espérer plus pour cette œuvre originale, d’une extrême richesse graphique, thématique, émotionnelle. Adaptation de la bande dessinée éponyme de Marjane Satrapi, le film évoque l’histoire récente de l’Iran à travers les yeux de Marjane elle-même, qui puise dans sa vie pour évoquer l’amour de son pays et des Iraniens. Se concentrant sur quelques membres de sa famille et, plus encore, son propre ressenti, la jeune femme, associée à Vincent Paronnaud n’en livre pas moins une œuvre intemporelle et universelle. Dans l’évocation d’un régime dictatorial d’abord. Pas de doute, on ne peut que reconnaître l’Iran, les femmes contraintes de sortir voilées, la menace permanente de l’État, représentée par les gardiens de la Révolution... Pourtant, on sent que c’est aussi bien dans l’Italie fasciste que dans l’actuelle Chine que des événements semblables pourraient se dérouler. Universalité visuelle également car si Marjane Satrapi possède un coup de crayon bien à elle, très expressif, elle puise à toutes sortes de sources pour alimenter son graphisme. L’expressionnisme de Munch, Otto Dix et, de manière plus diffuse, Murnau, est convié ; on croit déceler des références aux estampes japonaises quand la manière de croquer les scènes rappelle le néoréalisme italien... Universalité de l’œuvre donc. » (Marie Bernard ; avoir-alire.com)