Little Jaffna
Lawrence Valin

© Guy Ferrandis
Le quartier de « Little Jaffna » à Paris est le cœur d'une communauté tamoule vibrante, où Michael, un jeune policier, est chargé d'infiltrer un groupe criminel connu pour extorsion et blanchiment d'argent au profit des rebelles séparatistes au Sri Lanka. Mais, à mesure qu'il s'enfonce au cœur de l'organisation, sa loyauté sera mise à l'épreuve, dans une poursuite implacable contre l'un des gangs les plus cachés et puissants de Paris.
Interprétation : Lawrence Valin, Vela Ramamoorthy, Radha Radikaa Sarathkumar, Puviraj Raveendran, Marilou Aussilloux
Scénario : Lawrence Valin, Marlène Poste, Malysone Bovorasmy, Gaëlle Macé, Arthur Beaupère, Yacine Badday
Image : Maxence Lemonnier
Son : Thomas Van Pottelbergue
Montage : Anaïs Manuelli
Musique : Maxence Dussère
Scénario : Lawrence Valin, Marlène Poste, Malysone Bovorasmy, Gaëlle Macé, Arthur Beaupère, Yacine Badday
Image : Maxence Lemonnier
Son : Thomas Van Pottelbergue
Montage : Anaïs Manuelli
Musique : Maxence Dussère
Production : Ex Nihilo, Mean Streets
Distribution : Zinc.
Distribution : Zinc.
« Valin, apprenti acteur, a longtemps été renvoyé à son ascendance et à sa couleur de peau : fakir, vendeur de roses et de marrons, ou meilleur ami indien, le cinéma français aime les stéréotypes. Valin, nourri de cinéma indien, hongkongais et américain, est donc passé derrière la caméra pour raconter une autre histoire, la sienne, à travers un genre qu’il a arpenté dans ses courts métrages, le polar. Dès son titre, Little Jaffna paye sa dette à Little Odessa de James Gray. Ou au Little Italy de Martin Scorsese dans Mean Streets. À Paris aussi, les rues sont méchantes. Little Jaffna, quartier situé entre le 10e et le 18e arrondissement, qui abrite la communauté tamoule depuis les années 1970, est au premier abord joyeux et bariolé. Le spectateur y pénètre lors de la fête de Ganesh, en 2008. Sous les masques et les tuniques colorées, la réalité est moins réjouissante. Aya, chef du gang des Eelam Boys, rackette les commerçants pour financer la lutte des Tigres au Sri Lanka. Le trafic de clandestins et de drogue, surtout, en fait un grand argentier redoutable et redouté. Habile avec une batte de cricket, Aya peut torturer un homme à coups de balles frappées sur le visage et le corps. Michael (Valin lui-même), policier chargé d’infiltrer le groupe criminel, s’en approche par l’entremise de Puvi, bras droit d’Aya fou amoureux de la fille d’un gang rival. Comme tous les bons films d’infiltration (Les Infiltrés, Donnie Brasco, Point Break), Little Jaffna met en scène le conflit de loyauté de Michael, lui-même fils d’un Tigre tué au combat, taupe écartelée entre deux cultures. Pour son premier long métrage, Valin n’a pas froid aux yeux. Son film a des gueules comme on n’en voit jamais dans le polar français - les charismatiques Puviraj Ravendran (Puvi) et Vela Ramamoorthy (Aya) en tête. Son film a de la gueule, plongée à la fois brute et stylisée dans un monde rattrapé par la violence d’une guerre qui se déroule à 10 000 km de Paris. » (Étienne Sorin ; lefigaro.fr)