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Mémoire en cour(t)s Resnais - Marker - Pialat |
| Avant propos | 1958. Ce qu’on désignera bientôt sous le nom de “modernité cinématographique“ est en train de prendre son essor, en France,
à travers les premières oeuvres de la Nouvelle Vague (Les 400 coups de Truffaut, Le Beau Serge de Chabrol, Les Amants de Malle),
laquelle réunit quelques jeunes critiques des Cahiers du cinéma, mais aussi des réalisateurs venus du court métrage : Louis Malle
est de ceux-là, tout comme Agnès Varda, Jacques Demy et Alain Resnais. Après Le Chant du styrène, ce dernier réalise coup sur
coup deux oeuvres magistrales : Hiroshima mon amour (1959) et L’Année dernière à Marienbad (1961). Pendant ce temps, Chris
Marker signe son premier long métrage, Lettre de Sibérie (1958), qui marque l’avènement du documentaire à la première personne,
tandis que Maurice Pialat navigue entre peinture et théâtre, puis entre cinéma et télévision (comme assistant), avant de
réaliser L’Amour existe (1961).
1967. Marker, avant d’attaquer La Sixième Face du Pentagone, réunit Godard, Ivens, Klein, Lelouch, Resnais et Varda pour faire
Loin du Vietnam : le cinéma militant des années 70 s’apprête à émerger (la même année, Godard met en scène La Chinoise et
Week-end). Pialat, toujours à l’écart, multiplie les documentaires et les courts métrages, mais son premier long n’arrivera qu’en
1968 (L’Enfance nue).
1958-1967. Pierre Braunberger, producteur depuis les années 20, soutient tout ce que le cinéma français compte de talents :
Marker, Pialat et Resnais, donc, mais aussi Godard, Reichenbach, Rouch, Truffaut et Varda. La modernité passe aussi par des producteurs
inspirés.
Le programme de films étudié ici réunit donc trois oeuvres témoignant d’une effervescence créatrice singulière dans l’histoire du
cinéma français, qui décide alors d’aller à la rencontre du réel, sans renoncer pour autant à des exigences esthétiques fortes ; trois
documentaires de création, échappant aux classements les plus vains en faisant du monde qu’ils arpentent le foyer d’un imaginaire
nouveau ; trois films courts parfaitement maîtrisés, récusant l’idée répandue que le court métrage est le lieu d’une création
encore incertaine, balbutiante, inachevée, qui trouverait seulement son essor dans le long ; trois oeuvres sur la mémoire (mémoire
de la matière, mémoire politique ou mémoire sociale) qui pourraient parfaitement constituer les premiers jalons d’une mémoire
du cinéma moderne pour les lycéens qui les découvriront. Nous avons pris soin de souligner dans ce livret chacun de ces
aspects, désireux de passer aux passeurs que sont les enseignants un relais certes fragile, mais fermement tenu.
extrait du dossier enseignant Lycéens au cinéma - Francisco Ferreira , rédacteur en chef. |
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| Le chant du styrène | Synopsis : A partir d'une commande des usines Péchiney, Resnais réalise une enquête poétique sur les origines du plastique : de l'objet fini à la matière première, en passant par toutes les étapes de la fabrication, le mythe du styrène défait malicieusement le mythe industriel. | |||
| Fiche technique : France - 1958 - Couleur, Durée : 14 minutes, Format : 35 mm, scope, Réalisation : Alain Resnais, Texte : Raymond Queneau, Narrateur : Pierre Dux, Image : Sacha Vierny, Son : Marignan, Musique : Pierre Barbaud, Montage : Alain Resnais, Producteur : Pierre Braunberger, Production : Les Films de la Pléïade, Distribution : Les Films du Jeudi. | ||||
| Photos |
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| Liens | Le CRAC propose sur son site Internet des documents et dossiers de films des dispositifs nationaux d'éducation à l'image. A consulter une fiche complète comprenant : Synopsis, Générique, Mise en scène, Pistes de travail, Autour du film, Outils, A consulter ... | |||
| La 6e face du Pentagone | Synopsis : 21 octobre 1967. Washington. Les opposants à la guerre du Vietnam marchent sur le Pentagone. De nombreux cameramen et photographes sont présents, parmi lesquels Chris Marker et François Reichenbach. Des images qu'ils rapportent, Marker tire un film ouvertement partisan, qui propose une réflexion sur le pouvoir politique et sur le sens de l'engagement. | |||
| Fiche technique : France - 1967 - Couleur, Durée : 28 minutes, Format : 16 mm, 1/1,37, Réalisation : Chris Marker, François Reichenbach, Image : François Reichenbach, Chris Marker, Christian Odasso, Tony Daval, Commentaire : Chris Marker, Narrateur : Henri de Turenne, Son : Antoine Bonfanti, Harald Maury, Montage : Carlos De Los Llanos, Producteur : Pierre Braunberger, Production : Les Films de la Pléïade, Distribution : Les Films du Jeudi. | ||||
| Photos |
Droits réservés : Agence du court-métrage |
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| L'Amour existe | Synopsis : Entre évocation nostalgique de l'enfance et constat désabusé des ravages de l'urbanisme, un documentaire sur la banlieue des années soixante qui vaut aussi comme leçon de mise en scène sur le point de vue cinématographique. | |||
| Fiche technique : France - 1961 - Noir et blanc, Durée : 19 minutes, Format : 35 mm, 1/1,66, Réalisation : Maurice Pialat, Narrateur : Jean-Loup Reynold, Image : Gilbert Sarthre, Musique : Georges Delerue, Montage : Kenout Peltier, Producteur : Pierre Braunberger, Production : Les Films de la Pléïade, Distribution : Les Films du Jeudi. | ||||
| Photos |
D.R. |
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| Liens | Le CRAC propose sur son site Internet des documents et dossiers de films des dispositifs nationaux d'éducation à l'image. A consulter une fiche complète comprenant : Synopsis, Générique, Mise en scène, Pistes de travail, Autour du film, Outils, A consulter ... | |||
| www.maurice-pialat.net Site Internet français dédié au cinéaste. | ||||
| www.passant-ordinaire.com Revue internationale de création et de pensée critique. Publie sur cette page le texte de Maurice Pialat dit par Jean-Loup Reynold en voix off. | ||||