| Scénario : |
Blake Edwards, Tom Waldman, Frank Waldman, d’après
une histoire de Blake Edwards |
| Image : |
Lucien Ballard (Panavision et DeLuxe Color) |
| Effets spéciaux : |
Norman Breedlove |
| Décors : |
Reg Allen, Jack Stevens |
| Costumes : |
Jack Bear, Angela Alexander, Wes Jeffries |
| Montage : |
Ralph E. Winters, |
| Musique : |
Henry Mancini (Chanson : Nothing to Lose , musique
de Henry Mancini, paroles de Don Black, chantée par Claudine Longet)
|
| Interprétation : |
Peter Sellers Hrundi V. Bakshi,
Claudine Longet Michèle Monet, Steve Franken
Levinson (le serveur ivre), J. Edward McKinley
Fred Clutterbuck (le producteur), Fay MacKenzie Alice Clutterbuck,
Marge Champion Rosalind Durphy (la secrétaire),
Dennis Miller Wyoming Bill Kelso, Sharron Kimerly
Princess Helena, Buddy Lester Davey Kane (le gangster aux
mauvaises blagues) , Danielle De Metz Stella d’Angelo,
Gavin MacLeod C.S. Divot, Herb Ellis metteur
en scène |
| Production : |
Mirisch-Geoffrey-United Artists |
| Producteur : |
Blake Edwards |
| Producteur associé : |
Ken Wales |
| Distribution : |
United Artists
sortie France : 13 août 1969 |
| Synopsis : |
Hrundi V. Bakshi est un acteur hindou invité
à Hollywood pour jouer dans un remake de Gunga Din . Il se révèle
être un acteur-catastrophe, et finit par se faire renvoyer du tournage
après avoir fait exploser le décor du film. Le producteur,
qui note rageusement son nom pour l’exclure à tout jamais de
l’industrie du cinéma, commet une erreur dramatique : il vient
d’ajouter Bakshi à la liste des invités de la «
party » qu’il doit donner dans sa luxueuse et ultramoderne villa
hollywoodienne. Dès le début, Bakshi apparaît comme
une « personne déplacée » dans le cadre de la
soirée. Il multiplie gaffes et maladresses, mais les mondains de
la fête ne prêtent guère attention à ce seigneur
de moindre importance, à la notable exception de Michèle,
jeune invitée française qui tente elle aussi sa chance dans
le milieu du cinéma. Après un dîner très animé
où un serveur ivre met au désespoir la maîtresse de
maison, la soirée va vraiment dégé- nérer :
Bakshi évite de peu la noyade, une troupe de musiciens et danseurs
russes transforme la réception en véritable maelström,
et l’arrivée des enfants de la maison en compagnie d’un
éléphanteau peinturluré et orné de graffiti
contestataires ajoute à la panique. À l’initiative de
Bakshi, les invités décident de laver le pachyderme ; la
party s’achève dans un torrent de mousse qui submerge
la villa. Le lendemain matin, après avoir laissé un souvenir
inoubliable aux invités (ainsi qu’à leurs hôtes),
Bakshi et Michèle se séparent en se promettant de se revoir
au plus vite. |
| A propos du film : |
Peut-être dans l’esprit ambiant de
redécouverte de la culture des années soixante-dix, La
Party est aujourd’hui devenu, en France, un film-culte. Les
chiffres de sa dernière ressortie en juin 2001 dans deux salles parisiennes
et en province sont, à cet égard, significatifs (près
de 15 000 entrées en 3 mois). Pourtant, le film, peu remarqué
et critiqué pour sa « vulgarité » à sa
première sortie en 1969, semble toujours susciter quelque perplexité
au sein d’une partie du public. Objet à part, La Party
semble, de fait, hésiter entre le registre des irrésistibles
Laurel et Hardy et celui des comédies modernes. L’humour déployé
par Blake Edwards et son acteur fétiche Peter Sellers a donc pu être,
au choix, jugé passéiste ou, au contraire, en avance sur son
temps… Pourtant, les références qui viennent à
l’esprit en voyant le film sont bien Mon oncle (1958)
ou Playtime (1967) de Jacques Tati, doublés –
et pimentés –, dans La Party , d’une
critique du milieu du cinéma à Hollywood dans les années
soixante. C’est d’ailleurs sur ce point que La Party
prend peut-être le plus ses distances avec le grand public français,
se rapprochant naturellement davantage d’un public de cinéphiles.
En effet, La Party appartient aussi à la grande
famille des films et comédies sur le cinéma. Mais ce deuxième
niveau de lecture ne doit, en aucun cas, gâcher l’appréciation
de l’art de faire rire. |
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Source Dossier The
party BIFI
Auteur du dossier : Marc Cerisuelo |