Coordination régionale des Pays de la Loire association Premiers Plans
Programme régional Lycéens au cinéma - année 2003 / 2004
The Party
de Blake Edwards

USA / 1968 / 1h38 / Couleur

Scénario : Blake Edwards, Tom Waldman, Frank Waldman, d’après une histoire de Blake Edwards
Image : Lucien Ballard (Panavision et DeLuxe Color)
Effets spéciaux : Norman Breedlove
Décors : Reg Allen, Jack Stevens
Costumes : Jack Bear, Angela Alexander, Wes Jeffries
Montage : Ralph E. Winters,
Musique : Henry Mancini (Chanson : Nothing to Lose , musique de Henry Mancini, paroles de Don Black, chantée par Claudine Longet)
Interprétation : Peter Sellers Hrundi V. Bakshi, Claudine Longet Michèle Monet, Steve Franken Levinson (le serveur ivre), J. Edward McKinley Fred Clutterbuck (le producteur), Fay MacKenzie Alice Clutterbuck, Marge Champion Rosalind Durphy (la secrétaire), Dennis Miller Wyoming Bill Kelso, Sharron Kimerly Princess Helena, Buddy Lester Davey Kane (le gangster aux mauvaises blagues) , Danielle De Metz Stella d’Angelo, Gavin MacLeod C.S. Divot, Herb Ellis metteur en scène
Production : Mirisch-Geoffrey-United Artists
Producteur : Blake Edwards
Producteur associé : Ken Wales
Distribution : United Artists
sortie France : 13 août 1969
Synopsis : Hrundi V. Bakshi est un acteur hindou invité à Hollywood pour jouer dans un remake de Gunga Din . Il se révèle être un acteur-catastrophe, et finit par se faire renvoyer du tournage après avoir fait exploser le décor du film. Le producteur, qui note rageusement son nom pour l’exclure à tout jamais de l’industrie du cinéma, commet une erreur dramatique : il vient d’ajouter Bakshi à la liste des invités de la « party » qu’il doit donner dans sa luxueuse et ultramoderne villa hollywoodienne. Dès le début, Bakshi apparaît comme une « personne déplacée » dans le cadre de la soirée. Il multiplie gaffes et maladresses, mais les mondains de la fête ne prêtent guère attention à ce seigneur de moindre importance, à la notable exception de Michèle, jeune invitée française qui tente elle aussi sa chance dans le milieu du cinéma. Après un dîner très animé où un serveur ivre met au désespoir la maîtresse de maison, la soirée va vraiment dégé- nérer : Bakshi évite de peu la noyade, une troupe de musiciens et danseurs russes transforme la réception en véritable maelström, et l’arrivée des enfants de la maison en compagnie d’un éléphanteau peinturluré et orné de graffiti contestataires ajoute à la panique. À l’initiative de Bakshi, les invités décident de laver le pachyderme ; la party s’achève dans un torrent de mousse qui submerge la villa. Le lendemain matin, après avoir laissé un souvenir inoubliable aux invités (ainsi qu’à leurs hôtes), Bakshi et Michèle se séparent en se promettant de se revoir au plus vite.
A propos du film : Peut-être dans l’esprit ambiant de redécouverte de la culture des années soixante-dix, La Party est aujourd’hui devenu, en France, un film-culte. Les chiffres de sa dernière ressortie en juin 2001 dans deux salles parisiennes et en province sont, à cet égard, significatifs (près de 15 000 entrées en 3 mois). Pourtant, le film, peu remarqué et critiqué pour sa « vulgarité » à sa première sortie en 1969, semble toujours susciter quelque perplexité au sein d’une partie du public. Objet à part, La Party semble, de fait, hésiter entre le registre des irrésistibles Laurel et Hardy et celui des comédies modernes. L’humour déployé par Blake Edwards et son acteur fétiche Peter Sellers a donc pu être, au choix, jugé passéiste ou, au contraire, en avance sur son temps… Pourtant, les références qui viennent à l’esprit en voyant le film sont bien Mon oncle (1958) ou Playtime (1967) de Jacques Tati, doublés – et pimentés –, dans La Party , d’une critique du milieu du cinéma à Hollywood dans les années soixante. C’est d’ailleurs sur ce point que La Party prend peut-être le plus ses distances avec le grand public français, se rapprochant naturellement davantage d’un public de cinéphiles. En effet, La Party appartient aussi à la grande famille des films et comédies sur le cinéma. Mais ce deuxième niveau de lecture ne doit, en aucun cas, gâcher l’appréciation de l’art de faire rire.
Source Dossier The party BIFI

Auteur du dossier : Marc Cerisuelo