| Scénario : |
Rachid Bouchareb, Olivier Lorelle |
| Musique : |
Safy Boutella |
| Directeur de la photographie USA
: |
Benoît Chamaillard |
| Directeur de la photographie Afrique
: |
Youcef Sahraoui |
| Interprétation : |
Alloune : Sotigui Kouyate –
Ida : Sharon Hope – Karim : Roschdy Zem
– Hassan : Karim Koussein Traore – Amaralis
: Adetoto Makinde – Biram : Adja Diarra
– Eileen : Malaaika Lacario Le film est dédié
au directeur de la photo Youcef Sahraoui
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| Coproduction : |
3B Productions, France2 cinéma, Taunus
film international, avec la
participation deCanal+ , CNC, Equinoxe, Procirep, Cofimages 11, Gimages3. |
| Producteur exécutif : |
Allen Bain pour The 7th Floor |
| Producteur délégué : |
Jean Bréhat |
| Producteurs associés : |
Jason Kliot & Joana Vicente pour Open City
Films |
| Coproducteurs : |
Wolfgang Grass et Christoph Thoke |
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sortie France : 18 avril 2001 |
| Synopsis : |
Alloune, guide du musée des Esclaves sur
l ’île de Gorée, au large du Sénégal, est
hanté par le rêve d ’un ancêtre soumis aux fers
et vendu comme esclave en Amérique. Il part à la recherche
des descendants de sa famille. Les traces de l ’Histoire le conduisent
d ’abord en Caroline du Sud où il parcourt musées, bibliothèques
et plantations, puis à New York où il complète son
arbre généalogique. Il est hébergé dans le quartier
sénégalais de Harlem chez son neveu Hassan, chauffeur de taxi,
qui vit avec sa compagne et Karim, un ami qui tente d ’obtenir des
papiers en organisant un mariage blanc. Alloune découvre l ’hostilité
et le racisme qui séparent les communautés africaine et afro-
américaine. Assez vite, il retrouve la trace d ’Ida Robinson,
une parente afro- américaine qui tient un kiosque à journaux.
Malgré sa méfiance envers les Africains, elle consent à
embaucher Alloune. Ses préventions contre lui tombent progressivement,
mais, malgré la relation de plus en plus intime qui les lie, Ida
refuse catégoriquement d ’évoquer leur origine commune.
La petite- fille de Ida, Eileen, réapparaît enceinte après
une fugue, puis disparaît de nouveau. Alloune ouvre alors une seconde
enquête pour la retrouver. Ida acceptera finalement que Alloune lui
révèle sa généalogie, au moment de la naissance
de son arrière- petite- fille. La mort de Hassan dans une rixe avec
l ’ami de Eileen, mais aussi la réalité américaine
de la violence et du racisme, conduisent Alloune sur le chemin du retour
à Gorée. |
| A propos du film : |
Français d ’origine algérienne
« travaillé » par la problématique de l ’identité
culturelle et des racines, Rachid Bouchareb a choisi, pour Little
Senegal , d ’aborder la question des Noirs aux États-
Unis en décrivant, à la lumière de l’Histoire
d’un peuple soumis à l’esclavage, les problèmes
d’intégration que connaît la communauté sénégalaise
de Harlem. Par son traitement, le film relève d’un patchwork
où la fiction croise le réel ( enquête du personnage
principal sur ses ancêtres, images d’actualité à
la télévision américaine, traces du passé exposées
à la « Maison des esclaves », personnes jouant leur propre
rôle, etc. ) , où le drame glisse vers le mélodrame
( histoires sentimentales à rebondissements dignes des meilleures
sitcom ) . En écho au mélange des cultures, ce mélange
des registres et des genres cinématographiques, tout comme le récit
lui- même, s’attache à donner une image non schématique
de la réalité : en témoigne le personnage d’Alloune
qui, d ’abord associé aux valeurs positives et morales liées
à la volonté de rassembler, finira par casser le lien qu ’il
avait cherché à tisser, ne parvenant pas lui-même à
s’intégrer dans l’univers des descendants américains
de ses ancêtres. De même, le personnage de Karim renoncera finalement
par amour à la possibilité de s’intégrer «
officiellement » – par le biais d’un mariage blanc –
à la société américaine. Enfin, plus que ’histoire
de l’esclavage ou du racisme en général, Little
Senegal aborde le sujet plus spécifique du racisme intercommunautaire.
Si le thème du film peut sembler de portée universelle, son
discours, lui, ne prétend pas ouvertement délivrer un tel
message, mais plutôt faire sentir la complexité d ’une
situation sociale et d ’un contexte donnés. |
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Source Dossier Little
Senegal BIFI
Auteur du dossier : Alain Arnaud |