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| Scénario : | Thomas Vinterberg (non crédité) et Mogens Rukov |
| Image : | Anthony Dod Mantle |
| Son : | Morten Holm |
| Montage : | Valdis Oskar Sdottir |
| Musique : | Lars Bo Jensen |
| Mentions spéciales au générique : | Carton certifiant que le film a été
produit en accord avec les principes du Manifeste du Dogme rédigé
en 1995. A propos de Dogme 95, cliquez ici |
| Interprétation : | Christian Klingenfelt : Ulrich Thomsen - Helge Klingenfelt, le père : Henning Moritzen - Michael Klingenfelt : Thomas Bo Larsen - Helen : Paprika Steen - Else Klingenfelt, la mère : Birthe Neumann - Pia : Trine Dyrholm - Mette : Helle Dolleris - Michelle : Therese Glahn - Le maître de cérémonie : Klaus Bondam - Kim, le chef cuisinier : Bjarne Henriksen - Gbatokai : Gbatokai Dakinah - L'oncle : Lasse Lunderskov - Le réceptionniste : Lars Brygmann - La sur : Lene Laub Oksen - Birthe : Linda Laursen - Le grand-père : John Boas - La grand-mère : Erna Boas - Le chauffeur de taxi : Thomas Vinterberg (non crédité) |
| Production : | Nimbus Film APS |
| Distribution : | Les Films du Losange sortie France le 23 décembre 1998 |
| Synopsis : | Une route traversant la campagne danoise, au
milieu des années 1990
Un homme chemine, seul. Christian Klingenfeldt
a quitté sa terre natale pour s'établir comme restaurateur
à Paris ; il revient à l'occasion d'une fête donnée
en l'honneur des soixante ans de son père, Helge. Outre les domestiques et la communauté familiale, la grande demeure bourgeoise vers laquelle il se dirige abrite un douloureux secret : la famille est rongée par une blessure encore dissimulée, et néanmoins manifestée par le comportement déséquilibré de la plupart de ses membres : alcoolisme plus ou moins discret des deux fils Klingenfeldt, récent suicide de l'une de leurs soeurs, etc. La cérémonie d'anniversaire est inaugurée par un discours accusateur de Christian, qui dénonce l'inceste auquel son père l'a soumis. Incrédulité générale : dans un premier temps, le groupe refuse d'entendre la parole du fils. Soutenu par l'équipe de domestiques qui s'active en cuisine, Christian revient à la charge : lui et sa soeur jumelle disparue ont bel et bien été victimes de viol. Après avoir joué la surdité, la communauté s'éveille au non-dit, mais pour lui opposer une réaction violente : Christian est banni, littéralement mis à la porte. Pour autant, la parole désormais entendue va traverser le corps familial comme une onde de choc, jusqu'à le disloquer. En définitive, la famille parviendra à se reformer autour de la blessure, mais sans lui apporter d'autre réponse qu'une exclusion supplémentaire, celle du père. |
| A propos du film : | L'étiquette " Dogma 95 "
n'est sans doute pas étrangère à la publicité
dont bénéficia "Festen" lors de sa sortie en salle.
Mais si le film n'était que l'emblème du " Dogme ",
il ne mériterait sans doute pas que l'on s'y arrête. Car au
fond, le " Dogme ", est-ce autre chose que les principes de la
dramaturgie classique (règle des trois unités) accommodés
à une esthétique supposée " Nouvelle Vague "
(décors et éclairages naturels, moyens techniques légers,
caméras portées, etc.) ? De même, dire que Festen
s'inscrit dans une longue tradition du cinéma nordique, avec référence
obligée à Dreyer et à Bergman (Fanny
et Alexandre), est exact mais un peu vain. " Ce qui m'intéressait surtout, déclara Vinterberg, c'était d'établir un lien entre la montée du fascisme dans un pays et la pression du mensonge structurant tous les membres de cette famille. " C'est donc la piste " politique " qui semble la plus féconde pour rendre compte de Festen , film de critique sociale et analyse lucide du fascisme ordinaire. Ainsi compris, il s'inscrit dans une filiation plus inattendue : sur le plan thématique, celle de Visconti (Les Damnés) ou de Bertolucci (Le Conformiste) ; sur le plan esthétique, celle de Buñuel (L'Ange exterminateur), voire de Cassavetes (Faces). Il peut aussi apparaître comme le dernier surgeon de l'un des chefs-d'oeuvre les plus féconds de l'histoire du cinéma, La Règle du jeu de Renoir. Plus simplement, "Festen" demeure un film éminemment actuel, qui frappe par la parfaite adéquation entre son thème, sa présentation dramatique et son traitement artistique. |
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Source Dossier Festen
BIFI Auteur du dossier : Barbara Le Maître |