du 17 au 26 janvier 2011

CARTES BLANCHES

Raphaël Dallaporta

Exposition et table ronde proposées par l'Université d'Angers et Gens d'images
 

Exposition photos de Raphaël Dallaporta : Esclavage domestique / Antipersonnel

Des protocoles de prises de vue couplés à une approche documentaire d’une neutralité rigoureuse, voici ce qui pourrait caractériser le travail de Raphaël Dallaporta, nouveau lauréat du prix Niépce 2019. Son travail a été découvert en 2004 aux Rencontres d’Arles sur une proposition de Martin Parr. Son projet Antipersonnel bouleversait nos repères en appliquant les techniques photographiques du portrait et de la nature morte, à des objets de mort et de destruction que sont les mines antipersonnel. Son projet suivant, Esclavage domestique, révèle les inhumanités quotidiennes et confronte des images volontairement ordinaires, triviales à l’inqualifiable, avec des textes puissants qui font toute la force de ce projet.

Du 17 janvier au 4 avril - Galerie Dityvon, Bibliothèque Universitaire Saint Serge
Vernissage vendredi 17 janvier - 12h30
 
Antipersonnel Esclavage domestique
 

Table ronde : La création photographique au défi du reportage

La photographie dans son approche documentaire sert fréquemment l’information. Si la photographie d’auteur peut ainsi se mettre au service du reportage, il s’agit encore d’une oeuvre de l’esprit, originale en ce sens qu’elle porte l’empreinte de son auteur.

Les dispositifs inventés par exemple par Raphaël Dallaporta en témoignent : l’inventaire de mines antipersonnel photographiées avec rigueur et isolées de leur sens donne à voir ce que peu connaissent de ces engins de guerre ; l’angle d’approche esthétisant est surprenant, la fonction documentaire remplie.

Camille Lepage, quant à elle, travaillait au service du reportage, mais derrière un appareil photo ; son histoire et ses images sont mises à l’honneur dans le récent film de Boris Lojkine Camille.

Que dire de l’approche et des dispositifs de Raymond Depardon, célèbre photographe et maître du film documentaire depuis la réalisation de 1974, partie de campagne à son immersion auprès des patients d’hôpitaux psychiatriques déférés devant le juge dans 12 jours.

Avec la participation de Raphaël Dallaporta, photographe, Maryvonne Lepage, mère de Camille Lepage, Lucie Plessis, responsable des expositions à l’Université d’Angers et Louis Mathieu, président de Cinéma Parlant.
Échanges animés par Nathalie Bocher-Lenoir, présidente de Gens d’Images et Dominique Sagot-Duvauroux, professeur à l’Université d’Angers.


Vendredi 17 janvier - 15h-16h30 - Le Qu4tre, espace Culturel de l’Université d’Angers – Entrée libre