du 17 au 26 janvier 2011

CARTES BLANCHES

Ciné-concerts

The Cameraman

Buster Keaton , Edward Sedgwick
1928 - États-Unis - 1h16
Avec Buster Keaton, Marceline Day, Harold Goodwin, Sidney Bracey, Harry Gribbon

Luke Shannon, photographe de rue, rencontre Sally, secrétaire aux actualités cinématographiques MGM. Déjà courtisée par l'opérateur Harry Stagg, elle se montre quand même attendrie par Luke et lui conseille d'acheter une caméra et d'essayer de se faire embaucher comme reporter. Ses premiers essais sont catastrophiques…

Ce premier film de Buster Keaton tourné pour la MGM, devait inaugurer une nouvelle étape dans sa carrière avec le soutien d'un grand studio. Mais, réalisé en 1928 un an après Le Chanteur de jazz, il devient son ultime sommet. Le parlant lui étant fatal. Autour de cette histoire d'amour dans laquelle « Buster » est comme souvent dépeint comme un grand adolescent, timide et écrasé par d'autres hommes, il nous offre une réflexion ludique sur les pouvoirs de l'image. Lors d'un morceau de bravoure en plein Chinatown à feu et à sang, l'apprenti opérateur intervient dans le réel et le rend ainsi plus spectaculaire. Enfin, dans le dernier mouvement du film, c'est la question du point de vue qui est soulevée. Comment ce dernier peut-il modifier entièrement notre perception d'un événement ?
Horaires : vendredi 24 - 18h30 - Le Qu4tre - Entrée libre

Safety Last!

Fred C. Newmeyer et Sam Taylor
1923 - États-Unis - 1h13
Avec Harold Lloyd, Mildred Davis, Bill Strother, Noah Young, Wescott B. Clarke

Harold vient à Los Angeles pour faire fortune, il survit grâce à de petits boulots. Il a menti à sa fiancée sur sa situation financière réelle. Lorsque celle-ci vient le rejoindre en ville, il est dans l'impossibilité de la recevoir dignement. Mais il parvient à le cacher en se faisant passer pour le directeur du magasin où il travaille. Afin de toucher l'argent dont il a besoin pour se marier, il propose à son directeur une opération de promotion : utiliser les talents d'un ami capable d'escalader des immeubles. À cause d'un policier, l'ami ne peut pas tenir son engagement et Harold doit se lancer dans cette ascension devant les badauds rassemblés dans la rue…

Jean-Philippe Le Trévou exprime sa passion et surtout son talent sur la Rolls Royce des orgues de cinéma : un clavier et une électronique signés du constructeur américain Allen. « Allen est depuis 1937 le plus grand des fabricants d'orgues, et en particuliers d'orgues de cinéma, explique le musicien. Cette entreprise de Pennsylvanie, au départ fabricante d'orgues classiques, s'est rapidement tournée vers l'orgue numérique. Elle a d'ailleurs été pionnière dans ce domaine et sait encore aujourd'hui allier tradition et modernisme dans ses fabrications ». Jean-Philippe Le Trévou a réinstallé l'orgue de l'église de Pléneuf-Val-André. C'est d'ailleurs au travers de cette installation qu'il s'est lié d'amitié avec un autre passionné local d'orgue, Patrice Le Brun.
Ainsi, élève de la maîtrise de l'ORTF, Jean-Philipe Le Trévou domine le clavier avec une aisance extraordinaire, les doigts glissent avec souplesse sur les touches, les pieds assurent avec aisance sur les pédales. Il faut malgré tout souligner que l'artiste a suivi avec intérêt et assiduité les cours d'un grand nom du piano et des claviers, Danièle Arpajou. Des cours qui l'ont conduit à apprécier les richesses insoupçonnables de l'orgue de cinéma. Une voie et une pratique découvertes au travers des disques américains en particulier.

Horaires : dimanche 26 - 11h00 - Centre de Congrès - Auditorium - Séance Ciné Ma Différence