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Alain Guiraudie
Après avoir écrit plusieurs romans, Alain Guiraudie réalise en 1990 un premier court métrage, Les Héros sont immortels, bientôt suivi de Tout droit jusqu'au matin et La Force des choses. C'est avec le moyen métrage Du Soleil pour les gueux que la critique découvre son cinéma atypique, entre le western moderne, le récit picaresque et le conte philosophique. Autre caractéristique de son univers, la volonté de représenter à l'écran la classe ouvrière, comme en témoigne Ce vieux rêve qui bouge, lauréat du Prix Jean Vigo et très remarqué à la Quinzaine des Réalisateurs en 2001. Il passe ensuite au long métrage, sans rien perdre de sa singularité. Pas de repos pour les braves en 2003, puis Voici venu le temps en 2005, sont ainsi de nouveaux fragments d'une utopie politique et sexuelle, avec comme terrain d'expérimentation un Sud-Ouest auquel il est viscéralement attaché. Après Le Roi de l'évasion, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2009, il fait une nouvelle fois sensation à Cannes grâce à L'Inconnu du lac, sélectionné en 2013 dans la section Un Certain Regard, ode érotique et passionnelle qui lui permet de franchir un nouveau cap dans la représentation de la sexualité. Fidèle à la Croisette, il y présente son nouveau film Rester vertical en sélection officielle en 2016 et continue d'explorer les thèmes qui lui sont chers. Il était venu présenter son dernier long métrage aux Ateliers d'Angers en 2016.